Nous avions observé les autres parents : quand ils venaient chercher leurs enfants à l’école, ils leur donnaient la main pour remonter la rue. Notre mère, non. On ne manquait pourtant ni d’attention ni d’amour à la maison.
Mais quand même : pourquoi éviter toujours de nous tenir la main ? Nous sommes restés sans réponse jusqu’à la fin de sa vie. Et c’est au creux de ses paumes, dans les sillons qui contenaient nos larmes, que nous avons écouté l’histoire de son corps qu’elle avait toujours voulu nous épargner.
À mi-chemin entre le théâtre documentaire et la création onirique, la pièce interroge le corps de ces mères de famille qui élèvent seules leurs enfants, tout en maintenant, comme elles le peuvent, leur carrière professionnelle et leur intimité de femme. Dans le silence des paumes tente, avec tendresse et humour, de briser le silence dans lequel trop souvent la société terre ces femmes courageuses.
4 Rue des Douves