
Nous Sommes Des Chiens est né d’une rencontre improbable mais nullement hasardeuse entre des univers musicaux contrastés.
Expérience multipolaire depuis les musiques traditionnelles du monde, décousues, jazzeés, revisitées – Solune, Cie Montanaro, Zef – passant par des projets plus personnels, raffinés – Habakuk, Fabien Bœuf – toujours par-delà le gouffre et tendue vers l’expérimentale maladie – Red Rails – ou la noise infréquentable – Na Zachodzié – soufflant sur les braises countr’n’roll de JC Comes Back, le paysage de NSDC ne cadre pas dans la fenêtre, il explose la grande porte au volant d’une vieille américaine débauchée.
NOUS SOMMES DES CHIENS
Les chiens se déplacent en meute. Une meute énergique, qui soulève de l’émotion, comme un nuage de poussière sur son passage, comme une grande ombre jetée à la figure, balayante.
Batterie et contrebasse mettent en marche, irriguent, innervent, donnent leur puissance à l’avancée rythmique des morceaux -entre sciure clandestine en sous-sols et dentelles envolées des hautes cimes.
L’accordéon entête, résolu, rageur, ou encore aplanit, donne le pas de valse, et toujours reste en mémoire – diatonique et charnel pour les fesses et la lourdeur des seins pourquoi pas. Le violon, vertical, aérien, soulève parfois les cœurs, à l’archet du duende – déjà dans le ciel mille lumières sur vos épaules vos cheveux…
La guitare accroche avec des mélodies inquiétantes, avance en boucle, tambour battante, déterminée – gesticulation qui tantôt lacère tantôt envoûte lancinante tranchée.
Et la voix, tour à tour nouée, déliée, hurlant à la mort, entre chien et loup, traverse, averse -un chant habité par tous les grains l’orage et la parole.
Ce qui oriente la meute, ce sont les textes. Les instruments y trouvent leur véritable connivence. Ils collaborent pour faire briller les mots. Les entendre résonner jusque dans le timbre et le rythme… Amplifier leur penchant à émouvoir…
Grondement de l’inquiétude, du sentiment de sa contingence, dépossession du beau et vacuité, immersion dans une première strate de néant… Solitudes…
Mais aussi transcendance, envols telluriques, passion amoureuse, langueur et plénitude.
Entre plusieurs grands désastres et vallées prometteuses marchent ces chiens, qui souvent courent et hurlent, traversent mais s’arrêtent peu ; le temps d’une douceur peut-être, d’une valse susurrée et qui fond longtemps au palais…
PALIMPSESTE
À la base, un duo d’impro formé par l’auteur et chanteur François Vidal et par le pianiste et compositeur Jérôme Malsh. La rencontre se passe sur les scènes alternatives girondines fin des années 2000. Une base qui se complète par le batteur et compositeur Manuel Lagorce et par le peintre et performeur Alexis Le Chapelain. Ensemble, ils transforment la nouvelle « Mâchoire Mécanique » (2013 éditions Astel, studio 33 tours) en une œuvre multiple où se mêlent rock et littérature, poésie et peinture.
Mélangez Sati, les Voodoos et Férré, sur un fond de prose douce-amère, saupoudrez de dessins projetés, de cymbales jetés dans des accords profonds et vous commencez à goûter l’univers si particulier de Palimpseste. Rassemblé autour des personnages, Palimpseste décrit, invente, fait exister un moment chuchoté, hurlé, partagé.
Leur son est un boulet de canon dans le format des transistors lisses.
18 cours Barbey, Bordeaux

SAMEDI 13 JUIN 2026 · 14:00
Rock School Barbey · Bordeaux

VENDREDI 19 JUIN 2026 · 20:30
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MERCREDI 24 JUIN 2026 · 20:30
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DIMANCHE 28 JUIN 2026 · 18:30
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